Nuisances sonores

Bruits concernés

Les bruits de comportement sont tous les bruits provoqués de jour comme de nuit :

  • par un individu locataire, propriétaire ou occupant (cri, talons, chant…)
  • ou par une chose (instrument de musique, chaîne hi-fi, outil de bricolage, pétard et feu d’artifice, pompe à chaleur, éolienne, électroménager…)
  • ou par un animal (aboiements…).

Lorsque ces bruits sont commis la nuit, entre 22h et 7h, on parle de tapage nocturne.


 

En journée

En journée, ces bruits peuvent causer un trouble anormal de voisinage dès lors qu’ils sont :

  • répétitifs,
  • intensifs,
  • ou qu’ils durent dans le temps.

 

À savoir

Les nuisances olfactives (barbecue, ordures, fumier…) ou visuelles (gêne occasionnée par une installation par exemple) peuvent aussi constituer un trouble anormal de voisinage.


 

De nuit

Lorsque le bruit est commis entre 22h et 7h du matin et qu’il est audible d’un appartement à un autre, l’infraction pour tapage nocturne est présumée sans que ce bruit soit répétitif, intensif et qu’il dure dans le temps.
L’auteur du tapage doit toutefois être conscient du trouble qu’il engendre, sans prendre les mesures pour y remédier.


 

Démarches amiables

Dans tous les cas, est recommandé successivement :

  1. de s’entretenir avec l’auteur du bruit pour l’informer des désagréments ;
  2. de s’informer à la mairie pour vérifier s’il existe un arrêté réglementant le bruit ou l’activité en cause (il existe par exemple des arrêtés municipaux qui réglementent l’usage des tondeuses à gazon). Si l’immeuble est en copropriété, il est utile de vérifier le règlement de copropriété qui peut limiter ou interdire certains bruits ;
  3. d’adresser à l’auteur du bruit un courrier simple, puis recommandé avec avis de réception si la gêne persiste ;
  4. de recourir à une tierce personne pour tenter de régler le conflit (par exemple, syndic de copropriété, gardien d’immeuble). Il est également possible de recourir gratuitement à un conciliateur de justice,
  5. de faire appel à un huissier si les nuisances se répètent pour établir un ou plusieurs constats en vue d’un éventuel recours contentieux.

 

Démarches auprès de la police ou de la gendarmerie

Plainte

Si l’auteur agit de nuit ou s’ils commet des nuisances sonores injurieuses en plein jour, vous pouvez faire appel aux forces de l’ordre pour constater le trouble. Une amende forfaitaire peut alors lui être infligée à hauteur de :
68 € si l’auteur des troubles règle l’amende immédiatement ou dans les 45 jours suivant le constat d’infraction (ou l’envoi de l’avis d’infraction le cas échéant)
180 € au-delà de ce délai.


 

En cas de dénonciation calomnieuse

Une personne qui prévient à tort la police ou la gendarmerie pour des faits de tapages nocturnes ou injurieux risque une condamnation pour dénonciation calomnieuse.
Une dénonciation est calomnieuse lorsqu’on dénonce une personne à la police ou à la gendarmerie pour des faits que l’on sait totalement ou partiellement inexacts.
La peine maximale est de :
5 ans de prison
et 45 000 € d’amende.
La personne visée par la fausse dénonciation peut porter plainte au pénal contre l’auteur des faits. Ce dernier peut aussi être poursuivi par le procureur de la République