Agriculture

l'agriculture à taluyers 69Propriétaire foncier, je préserve le potentiel de mon terrain

Le foncier est un outil essentiel au fonctionnement d’une exploitation agricole qu’elle pratique l’élevage, l’arboriculture, le maraîchage, la viticulture ou d’autres productions. Les collectivités du territoire de l’Ouest Lyonnais se mobilisent afin de protéger les espaces agricoles périurbains et de pérenniser l’agriculture sur le territoire. C’est pourquoi, en 2014, le dispositif de PENAP (Protection des Espaces Naturels et Agricoles Périurbains) a été mis en place sur 43 communes de l’Ouest Lyonnais, soit 35000 ha.

Pour plus d’informations sur le sujet, téléchargez la plaquette.


 

Être agriculteur à Taluyers, c’est à la fois une fierté mais aussi un défi à relever compte tenu de l’évolution de notre population et de nos espaces à partager, mais aussi des contraintes économiques qui sont à gérer en tant que chef d’entreprise. A un moment où la commune, en liaison étroite avec le département, le territoire de l’ouest lyonnais et la COPAMO, va se prononcer sur la protection de ses espaces agricoles et naturels à protéger (PENAP)  pour les décennies à venir (30 ans), il nous a semblé utile de vous présenter l’agriculture talusienne, ses hommes et ses femmes, qui façonnent l’espace de notre village.

332 ha exploités

Alors qu’elle était de 412 Ha en 1979, la surface utilisée par les agriculteurs est aujourd’hui de 332 Ha, soit 40% de la surface totale de Taluyers (808 Ha).
88 Ha en terres céréales et légumes,
175 Ha de prairies permanentes et cultures fourragères,
69 Ha de vigne,
20 Ha de vergers.

Les surfaces en fruits diminuent nettement alors que la surface dédiée à la viticulture a doublé en 20 ans, avec sans doute le reconnaissance de l’appellation en AOC. La surface en prairies permanentes reste élevée sur Taluyers grâce à l’élevage des bovins et la production laitière.
Parallèlement, il convient de noter une augmentation des surfaces en friche (environ 100ha – terrain ou zone, qui n’est pas, ou plus cultivé, ni même entretenu), phénomène jamais souhaitable dans une commune et propice au développement d’autres activités non agricoles.

6 structures agricoles : 6 entreprises qui emploient 35 personnes minimum

La population agricole représente moins de 3% de la population active sur Taluyers.

  • 3 exploitations viticoles spécialisées qui récoltent environ 70% des surfaces en vigne de la commune. Trois des ces exploitations vinifient directement leur vin ou transmettent leurs raisins à la cave de Saint Bel. Les bouteilles produites sont orientées généralement vers la vente directe sur les marché et à la ferme. (Domaine Condamin, Domaine de Prapin, Domaine du Clos St Marc),
  • 2 exploitations : fruits et vignes avec une gamme fruitière assez large, une vinification sur l’exploitation et une commercialisation axée sur les circuits courts (marché et/ou vente à la ferme) (Michel Crozier et Domaine de Grand Bois).
  • 1 exploitation fruits et légumes, qui a développé des cultures spécifiques d’endives et de frais hors sol en parallèle d’un verger arboricole bien fourni. La production est vendue en grandes surfaces ou à des distributeurs (EARL des Fontaines),

Il est à noter que le Domaine de Ste Agathe (Maison Guyot) base essentiellement son activité sur la commercialisation de vins de toute provenance. Les vignes exploitées par Louis Carle sont vinifiées par la cave coopérative de Saint Bel.

Seulement, 23% des chefs d’exploitation ont moins de 52 ans. Ces exploitations, transmises de génération en génération, sont des entreprises modernes qui se sont transformées au fil des années. Hors des exploitations existantes, il est devenu extrêmement difficile de s’installer en agriculture du fait des forts investissements financiers. La Communauté de Communes a mis en place une cellule foncière pour faciliter la reprise des exploitations en cas de départ à la retraite de l’exploitant.

Les « craintes » des agriculteurs de Taluyers

  • Le manque de terrains, proche des exploitations, est pénalisant pour construire de nouveaux bâtiments agricoles,
  • Le morcellement prononcé des parcelles sur quelques exploitations diminue la rentabilité et augmente la circulation,
  • L’accroissement des normes est très contraignant, elles sont de tous ordres : hygiène, contrôles des engins, mesures des produits phytosanitaires, stages et formations obligatoires…
  • Le peu d’installations de nouveaux agriculteurs ne permet pas d’assurer la succession des exploitations (en 1970, on en comptait une trentaine),
  • La question du passage de l’autoroute reste préoccupante.
    et la cohabitation, dans notre village, qui s’est fortement développé.

Les zones cultivées (champs, prés, vergers, jardins…)  sont des espaces ouverts mais sont des propriétés privées. Il est recommandé de respecter les cultures et de ne pas cueillir les fruits ou les légumes. Dans le cas contraire, cela est assimilé à du vol, la policière municipale veille au grain.

Les chemins publics et balisés sont à utiliser alors que les autres chemins sont des dessertes privées, réservées aux seuls propriétaires des terrains ou aux exploitants agricoles.  Que vous soyez en vélo, en auto, à pied ou à cheval, n’utilisez que ces chemins publics et laissez passer nos agriculteurs. Un plan des chemins balisés est disponible en mairie.

Les dérangements générés par les travaux agricoles
Le trafic, devenu plus dense, entraine des difficultés croissantes de circulation pour les engins agricoles à certaines heures de la journée et à certains endroits.
Les travaux agricoles différents selon les saisons (foins, moissons, vendanges, labours…)  nécessitent pour les agriculteurs de s’adapter à la météo et non pas aux jours et  horaires « normaux » de travail.  Il arrive qu’un exploitant soit dans l’obligation d’effectuer des travaux tôt le matin,  absence de vents, par exemple.
Les traitements phytosanitaires ou les épandages aux alentours des habitations sont mal vécus par les villageois mais nos agriculteurs limitent leur utilisation car les coûts de ces produits sont élevés et les normes pour la protection de l’environnement sont devenues plus strictes.

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